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Reptiles et amphibiens : un nouvel arrêté de protection

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publié le 7 novembre 2019 (modifié le 12 novembre 2019)

Le nouvel arrêté de protection des reptiles et des amphibiens sur le territoire de la Martinique a été signé le 14 octobre 2019 et publié au journal officiel n°0246 le 22 octobre 2019 !

L’ancien arrêté de protection des reptiles et des amphibiens du 17 février 1989 ne répondait plus spécifiquement aux enjeux de conservation du patrimoine naturel martiniquais et ne fournissait pas une protection optimale par rapport aux possiblités offertes par le Code de l’environnement. La DEAL Martinique a donc engagé une révision de l’arrêté en 2017.

Cette révision comprend deux modifications majeures !

D’une part, la liste des espèces inscrites dans l’arrêté a été modifiée. En effet, jusqu’à présent, la réglementation n’intégrait pas certaines espèces indigènes, et à l’inverse, des espèces absentes du territoire bénéficiaient d’une protection.

Ainsi, quatre nouvelles espèces ont été intégrées :

  • une grenouille, l’allobate de la Martinique (espèce endémique stricte en danger critique d’extinction)
  • trois reptiles, le trigonocéphale (espèce endémique stricte en danger d’extinction), le Sphérodactyle cocardé (espèce nouvellement décrite) et le scinque mabouya (qui n’a pas été observé depuis 1880 mais qui n’est pas encore considéré comme éteint à ce jour).

Nouvelles espèces protégées
L'allobate en grand format (nouvelle fenêtre)
L’allobate
Le trigonocéphale en grand format (nouvelle fenêtre)
Le trigonocéphale
Le sphérodactyle cocardé en grand format (nouvelle fenêtre)
Le sphérodactyle cocardé

Quatres espèces ont été retirées de l’arrêté :

  • 1 reptile non présent en Martinique
  • 3 grenouilles dont deux non présentes et une espèce introduite.

D’autre part, il est désormais possible d’étendre la protection de l’espèce à son habitat (article L411-1), ce qui constitue un levier réglementaire très intéressant à appliquer en Martinique pour répondre au recul important des milieux de vie de ces espèces.

La protection des habitats ne concerne que les espèces fortement menacées : l’iguane des petites Antilles, l’allobate de la Martinique, le trigonocéphale, le leptotyphlops à deux raies, la couleuvre couresse et le scinque mabouya, ces deux dernières espèces n’ayant pas été observées depuis respectivement 1968 et 1880.

Protection des habitats des espèces fortement menacées
La couleuvre couresse en grand format (nouvelle fenêtre)
La couleuvre couresse
l'iguane des petites Antilles en grand format (nouvelle fenêtre)
l’iguane des petites Antilles
Leptotyphlops à deux raies en grand format (nouvelle fenêtre)
Leptotyphlops à deux raies
L'allobate en grand format (nouvelle fenêtre)
L’allobate
Le trigonocéphale en grand format (nouvelle fenêtre)
Le trigonocéphale

La perturbation intentionnelle reste autorisée pour le trigonocéphale, en raison de son caractère dangereux, mais il est interdit de le tuer ou de détruire son habitat.

Cet arrêté a été rédigé sur la base des travaux des spécialistes, de l’avis du CSRPN (Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel), l’avis du CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature) et des avis de la consultation du public qui a eu lieu du 18 avril au 12 mai 2019.