Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte
Paysage Eau Biodiversité

Plan d’Action pour la Protection des Tortues Marines en Martinique

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 28 octobre 2013 (modifié le 6 mai 2014)

Dans le cadre du Plan d’Action pour la Protection des Tortues Marines en Martinique, la DEAL cofinance une opération de suivi et d’étude des tortues en alimentation en Martinique.
Les tortues marines que l’on peut voir sur les plages (entre février et septembre) sont uniquement des femelles venues pondre et qui viennent souvent de loin.
Étudier et comprendre les habitudes alimentaires et de vie des tortues marines qui vivent dans les eaux martiniquaises est donc essentiel pour mieux les protéger.
Ce projet, co-financé par l’Europe (FEDER), est mis en œuvre par le Centre National de la Recherche Scientifique (Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien) (qui apporte un autofinancement) avec la participation de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), le Service Mixte de la Police de l’Environnement (SMPE) et les membres du réseau tortues marines de Martinique sur une période de mai 2013 à mai 2014.

Il est dirigé par Damien Chevallier et mis en œuvre par Catherine Godefroid du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Les objectifs du projet sont d’identifier et caractériser les différents habitats exploités par les tortues marines pour :

  • améliorer la connaissance de ces espèces
  • apporter une aide à la décision en termes de gestion et de conservation

Pour cela, deux axes de travail sont engagés :

  • Un suivi satellitaire de 15 individus en alimentation à l’aide de balises Argos et de GPS (Global Positioning System). Le GPS apporte la précision sur le positionnement de la tortue et la balise Argos permet de transmettre l’information via satellite.
  • Une étude de la distribution et de l’abondance des tortues vertes en fonction du type de biocénose sur un site pilote (les Anses d’Arlet).

Les questions de recherche qui sont posées sont les suivantes :

  • Quels sont les habitats utilisés par les deux espèces et comment sont-ils exploités ?
  • La surface et la structure de leurs domaines vitaux varient-elles en fonction de la saison, de l’espèce et de l’individu ?
  • Les déplacements des tortues varient-ils en fonction de la saison, de l’espèce et de l’individu ?
  • Comment varie leur comportement de plongée (profondeur, temps de plongée, type de plongée) en fonction de la saison, de l’espèce et de l’individu ?

La DEAL a apporté également un appui concret à la réalisation des phases techniques, par la mise à disposition de son bateau et un appui ponctuel.

Du 23 au 28 septembre une phase de capture de tortues marines s’est déroulée avec des partenaires, des associations et l’appui capital et indispensable de nombreux bénévoles apnéistes (une soixantaine de personnes)
la relève arrive chaque matin : les apnéistes, les manipulateurs de tortues autorisés, les notateurs. (crédit photo IPHC)
les tortues sont attrapées par des apnéistes entrainés et autorisés. (crédit photo CNRS-IPHC)
la tortue est ensuite remontée à bord du bateau pour être ensuite mesurée, baguée, identifiée …
La session s’est déroulée aux Anses d’Arlet et au Prêcheur pour capturer des tortues vertes (Chelonia mydas) et des tortues imbriquées (Erethmochelys imbricata). 10 tortues vertes et 5 imbriquées ont été équipées de balise Argos. Les balises équipées de GPS pour plus de précision sont fixées avec de la résine de type Epoxy. Une antenne améliore la transmission.
tortue équipée d’une balise Argos (crédit photo CNRS-IPHC)
Une quarantaine d’autres tortues ont été simplement marquées. Le marquage est fait avec de la résine de type Epoxy sur laquelle est peint un numéro d’identification des tortues afin de faciliter le suivi qui se fera depuis la surface ou en apnée.
Les tortues étaient stockées à l’ombre pendant le temps de la manipulation et dans des enclos afin de leur éviter de se blesser. (crédit photo CNRS-IPHC)


Par ailleurs, chaque tortue a été baguée et équipés d’une puce électronique un PIT) pour être reconnue dans les suivis internationaux.
Un prélèvement de tissu sur chaque tortue permettra de compléter par des analyses génétiques.
Cette action s’inscrivant dans la suite d’opérations de captures déjà réalisées, 4 tortues baguées et/ou équipées de puce électronique en 2011 et 10 tortues baguées et/ou équipées de puce électronique en 2012 ont été recapturées.
L’étude se poursuivra donc, au moins jusqu’en mai 2014. Vous pouvez déjà suivre les tortues équipés d’une balise sur le site suivant wildlifetracking en zoomant dans la carte sur les Anses d’Arlet et le Prêcheur.

Vous pouvez également signaler des tortues vues en mer en notant leur numéro le cas échéant. Vous pouvez participer à ce programme de suivi ! (format pdf - 263.9 ko - 22/10/2013)