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Les plantes ornementales et les espèces exotiques envahissantes

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publié le 22 février 2017

Les plantes constituent une ressource essentielle en terme de nourriture et de matière première pour divers usages. Toutefois, les plantes possèdent également des valeurs affectives, symboliques, religieuses.

Le jardin partage ces mêmes valeurs et presque toutes les cultures y voient un espace sacré. Dans la conception judéo-chrétienne, le jardin constitue une forme de représentation du paradis en imitant le jardin d’Eden. Dans le "Librio de la vida" de Thérèse d’Avila, le jardin est le lieu ultime de la jouissance spirituelle. Le jardin japonais quant à lui, ne peut être parcouru que par le regard.

Valorisation des espèces autochtones

La région caribéenne est identifiée comme étant un point chaud de la biodiversité. C’est à dire qu’elle cumule une forte richesse en terme de biodiversité et également de fortes menaces.

Du point de vue végétal, on y recense 11 000 espèces de plantes vasculaires qui présentent un taux d’endémisme de 72 %.

Toutefois, au niveau ornemental, on assiste à une homogénéisation de la ceinture intertropicale. Que l’on soit en Martinique, à Mayotte ou à Tahiti, on retrouve le flamboyant (Delonix regia), l’arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), la trompette d’or (Allamanda cathartica), le ti’flamboyant (Caesalpinia pulcherrima) ou encore l’amandier pays (Terminalia catappa).

Avec pour objectif de valoriser la flore locale, la DEAL réalise un guide pour les aménageurs. Ce travail vise plusieurs objectifs, le premier consiste à plus utiliser la flore native qui participe à l’identité culturelle antillaise. Le second, du point de vue paysager en incitant à la diversité plutôt qu’à l’uniformisation. Le troisième, d’ordre écologique car la diversité favorise l’adaptation aux changements. Enfin, l’utilisation d’espèces locales permet indirectement la lutte contre les espèces exotiques envahissantes qui aurait pu être ainsi propagées.

Plantes ornementales et espèces exotiques envahissantes
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Fabaceae Delonix-regia
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Streliziaceae Ravenala-madagascariensis
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Apocynaceae Allamanda cathartica

Les espèces exotiques envahissantes

Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme étant la deuxième cause de perte de biodiversité à l’échelle mondiale. La DEAL en collaboration avec le Conservatoire Botanique de Martinique a élaboré une liste d’espèces problématiques. Parmi celles-ci, plusieurs sont bien connues et parfois largement utilisées dans les jardins et aménagements.

On peut notamment citer le bambou (Bambusa vulgaris), le tuliper du Gabon (Spathodea campanulata), la jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes), la canne d’eau (Hedychium coronarium) ou encore la zèb maltèt (Kalanchoe pinnata).

La prolifération d’espèces exotique envahissante entraîne généralement une diminution de la biodiversité par élimination des espèces moins compétitives. A plus grande échelle on assiste à une uniformisation générale des peuplements et des paysages. Dans l’état actuel des connaissances, il est quasiment impossible de prévoir quelles seraient les conséquences à long terme de l’élimination de quelques espèces d’un écosystème. Il est possible que l’extinction d’une seule espèce, jouant un rôle déterminant puisse compromettre la pérennité d’un écosystème en altérant les mécanismes d’autoéquilibre qui assurent son fonctionnement.

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Plantes ornementales et espèces exotiques envahissantes
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Fabaceae Acacia-auriculiformis
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Fabaceae Dichrostachys-cinerea
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Bignoniaceae Spathodea campanulata

Mise en garde vis à vis des espèces toxiques

Les plantes, parce qu’elles sont « naturelles », sont très souvent considérées comme non dangereuses. Cependant, les toxines végétales font partie des stratégies de défense chimiques pour lutter contre les herbivores. Un plante est considérée comme toxique lorsqu’elle contient une ou plusieurs substances nocives pour l’homme ou pour les animaux et dont l’utilisation peut provoquer des troubles variés plus ou moins graves.

En moyenne, en France, les intoxications par les plantes représentent 5 % des cas recensés dans les centres antipoison. La classe d’âge des enfants de 1 à 4 ans est la plus représentée. Ceci s’explique par le fait que la perception de leur environnement se fait essentiellement par un test gustatif.

Chez l’adulte, la cause d’intoxication accidentelle la plus fréquemment signalée reste l’erreur d’identification. Toutefois, une mauvaise utilisation de plantes aux propriétés thérapeutiques est de plus en plus signalée.

Dans les Antilles françaises, près de 200 espèces végétales toxiques ont été recensées. Certaines sont bien connues comme le mancenilier (Hippomane mancinella), le ricin (Ricinus communis) ou encore le « mort aux cabrit » (Hippobroma longiflora), dont le nom est assez explicite.

Selon les espèces, la toxicité peut se transmettre soit par ingestion, cas le plus fréquent, soit par contact, par exemple avec le « pwa graté » (Mucuna pruriens) et les belles plantes ne sont pas les plus inoffensives. De même qu’il pourrait paraître impensable de border un jardin d’enfants ou une cour de récréation avec des cactus, il faut éviter de les aménager avec des plantes à latex corrosif comme la canne d’eau (Dieffenbachia seguine) ou des plantes donnant des fruits avec des couleurs vives pouvant attirer les plus jeunes comme la liane réglisse (Abrus precatorius).

Espèces toxiques
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Campanulaceae Hippobroma-longiflora
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Fabaceae Abrus-precatorius
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Euphorbiaceae Hippomane mancinella

 

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