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Les espèces exotiques envahissantes (EEE)

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publié le 20 octobre 2020 (modifié le 23 octobre 2020)

Les espèces exotiques envahissantes (EEE) sont actuellement reconnues comme l’une des causes les plus importantes de la dégradation de la biodiversité mondiale. En Martinique, c’est une des trois principales causes avec la destruction et la fragmentation des habitats naturels et le réchauffement climatique. Face à ce fléau, une réglementation a été mise en place afin de prévenir et limiter les impacts de ces espèces.

En Martinique, un premier arrêté du 8 février 2018 dit « de niveau 1 » est paru, interdisant l’introduction dans le milieu naturel d’animaux non domestiques, non indigènes.

Récemment, la réglementation a évolué avec la parution le 19 septembre 2020 au Journal Officiel de l’arrêté du 7 juillet 2020 dit « de niveau 2 ». Cet arrêté interdit, sur tout le territoire, l’introduction et la libération dans le milieu naturel, le transport, le transit, la vente, l’achat, la mise en vente, l’échange, l’utilisation et la détention des espèces animales citées en annexe.

Boa constrictor ©Karl Questel en grand format (nouvelle fenêtre)
Boa constrictor ©Karl Questel
Gekko gecko ©Maël Dewynter en grand format (nouvelle fenêtre)
Gekko gecko ©Maël Dewynter
Psittacula Krameri ©Jean-Paul Delvalee en grand format (nouvelle fenêtre)
Psittacula Krameri ©Jean-Paul Delvalee

Ces mesures concernent en Martinique 145 espèces animales, dont 12 espèces de mammifères, 22 espèces d’oiseaux, 36 espèces de reptiles, 7 espèces d’amphibiens, 27 espèces de poissons, 8 espèces de crustacés, 9 espèces d’insectes, 17 espèces de mollusques, 5 espèces de plathelminthes, une espèce d’échinoderme et une espèce de cnidaire.

Ce nouvel arrêté concerne aussi bien les professionnels (commerçants, établissement de recherche et de conservation) que les particuliers, qui détiennent chez eux des « nouveaux animaux de compagnie » désormais interdits. En effet, le but est d’éviter un relâché ou une fugue dans le milieu naturel d’animaux domestiques non indigènes, qui représentent une menace pour la faune indigène.

Dans ce dernier cas, les particuliers détenteurs d’un animal inscrit sur l’arrêté de niveau 2 devront se déclarer auprès de la DAAF avant le 19 mars 2021 en transmettant le formulaire 15 882*02 (téléchargeable sur service.public.fr).
Le particulier pourra continuer à conserver son animal si les conditions suivantes sont réunies : l’avoir adopté avant le 19 septembre 2020, le détenir à des fins non commerciales, l’avoir marqué et le détenir en captivité avec toutes les mesures assurant qu’il ne puisse ni se reproduire, ni s’échapper.

Vous pouvez retrouver la brochure explicative sur cette nouvelle réglementation et les arrêtés en cliquant ici : http://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr/reglementation-a1462.html

Les arrêtés ministériels de niveau 2, aussi bien faune que flore permettent : de prévenir l’introduction des EEE sur le territoire, de réglementer leur usage aussi bien au niveau des particuliers que des établissements commerciaux et de conservation et de définir les espèces pouvant faire l’objet d’actions de lutte. En Martinique, l’iguane rayé fait l’objet d’un plan de lutte spécifique également consultable sur le site de la DEAL : lutte contre une espèce exotique envahissante : le cas concret de l’iguane rayé.