Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte
Paysage Eau Biodiversité

Le Plan National d’Action pour la conservation de l’iguane des petites Antilles

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 22 janvier 2014 (modifié le 27 janvier 2014)

<I><SMALL><CENTER>Iguana delicatissima masculin</CENTER></SMALL></I>

L’Iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima), espèce endémique et emblématique des Petites Antilles a connu un déclin de plus de 70% de sa population originale, qui a commencé avec l’arrivée des colons européens et la destruction de son habitat en vue d’utilisation agricole des terres.

Dans les Antilles françaises, on le trouve à la collectivité de St Barthélémy (dont les îlets fourchue et Frégate), en Guadeloupe sur les îles de Petite-Terre et l’île de la Désirade, et en Martinique sur l’îlet Chancel.

Quelques individus ne formant à priori pas une population viable, existent encore sur Basse-Terre (Guadeloupe). Ceci résultant probablement de l’espérance de vie importante (20 ans environ) de cette espèce.

Une population très peu connue existe dans les forêts du Nord de la Martinique (Communes de Morne Rouge, Prêcheur, Grand Rivière…). Enfin, En Martinique, une autre population réduite, formée par les individus transloqués (cinq femelles et quatre mâles) en 2006 depuis l’îlet Chancel, vit sur l’îlet à Ramiers.

Les autres territoires où cette espèce se rencontre sont : la Dominique, Anguilla et St Eustatius. Il a aujourd’hui disparu des Saintes, de Marie-Galante, de Grande Terre (Guadeloupe), d’Antigua, St Kitts & Nevis, Barbuda, et St Martin.

Si la destruction de son habitat a été le facteur majeur de son déclin par le passé, aujourd’hui, les principales menaces pesant sur les très fragiles populations restant dans les Antilles françaises, sont la compétition et l’hybridation avec son congénère l’iguane vert ou iguane commun (Iguana iguana).

La population viable de Guadeloupe « continentale », a totalement disparu en seulement 15-20 ans (Breuil, Pers. Comm. 2011). Les populations d’iguanes des Petites Antilles survivantes, occupent aujourd’hui des lieux confinés, isolés et de petites surfaces (îlets). On comprend dès lors aisément que l’arrivée d’iguanes verts sur ces lieux constitue une réelle menace. Cela entrainerait la disparition de ces puits de sauvegarde en seulement quelques années tout au plus.

Pour ces différentes raisons et pour d’autres, Iguana delicatissima est classé « en danger » par la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) depuis 2010. La France possède un rôle prépondérant dans la sauvegarde des dernières populations mondiales d’Iguana delicatissima. Les îles des Antilles françaises incluant 9 des 12 territoires où sont recensés des individus de cette espèce. De plus, les îles de Petite Terre abritent probablement la 2nde plus importante population après celle de Dominique.

Suite aux discussions du Grenelle de l’environnement (2007), un Plan National d’Actions (PNA) pour la conservation d’Iguana delicatissima a été rédigé par la Cellule Technique Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) des Af, puis validé en Juin 2010 par le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN).

Il a pour but de coordonner dans les Antilles françaises, le suivi des populations d’Iguana delicatissima, les actions de restauration et de conservation de cette espèce et de son habitat, et la sensibilisation des institutionnels et du Grand public afin de faciliter l’intégration de la protection de cette espèce emblématique dans les politiques publiques et activités anthropiques. Il a été publié et distribué en 2011. Ce PNA est piloté par la DEAL de Martinique, et l’ONCFS est responsable de sa réalisation.

  • Le 1er objectif défini est l’avancement des connaissances sur cette espèce. Meilleure sera notre connaissance de sa biologie et de son écologie, meilleure sera notre expertise sur les décisions des mesures à prendre pour sa conservation.
  • Le 2nd objectif reprend les actions identifiées nécessaires à sa préservation, y compris la lutte contre l’espèce invasive Iguana iguana.
  • Le 3ème objectif défini les actions de communication à mettre en œuvre. Cette espèce est un emblème à préserver.
Télécharger le Plan national d’actions en faveur de l’iguane des petites Antilles <I>Iguana delicatissima</I>. 2011-2015 (format pdf - 2.7 Mo - 23/01/2014)
Télécharger la Brochure l’essentiel du plan national d’actions 2010-2015 Agir pour l’Iguane des Petites Antilles (format pdf - 2 Mo - 27/01/2014)