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Paysage Eau Biodiversité

La Martinique engagée pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO de ses espaces forestiers et volcaniques

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publié le 8 avril 2016

La Région Martinique a engagé depuis 2012 une démarche visant à inscrire son exceptionnelle biodiversité sur la liste du patrimoine mondial. Le projet a été présenté en 2014 au Comité des Biens Français pour le Patrimoine Mondial (CBFPM) qui a validé son inscription sur la liste indicative de la France.

Ce projet d’inscription, d’une partie de son territoire marqué par le volcanisme et une exceptionnelle biodiversité, sera présenté par l’État français devant le Comité du Patrimoine Mondial UNESCO à une échéance de 5 à 7 ans. Cette étape ne peut être franchie sans l’élaboration d’un véritable projet de territoire qui permettra de concilier la préservation des espaces naturels et de leur biodiversité avec un projet de gestion et de valorisation. C’est ce projet de territoire qui devra être inscrit dans notre dossier de candidature.

Le projet d’inscription piloté par la Région, doit être présenté par l’État devant l’UNESCO qui est le garant de l’intégrité du bien à long terme. C’est la raison pour laquelle une gouvernance partagée a été mise en place localement entre le PNRM, missionné par la Région pour porter le dossier de candidature, et la DEAL, en charge de la politique du patrimoine mondial portée par le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE).

Cette démarche en est aujourd’hui au stade de l’élaboration de la Déclaration de Valeur Unique Exceptionnelle (DVUE) dont la présentation sera faite le 19 janvier 2016 devant le Comité des Biens Français pour le Patrimoine Mondial (CBFPM). C’est pour avancer dans la définition de cette DVUE que le PNRM, appuyé de la DEAL, a organisé un atelier scientifique du 12 au 14 octobre 2015 qui visait trois objectifs :

  1. Valider le choix des critères de classement UNESCO, identifier les attributs du bien naturel proposé et définir son état de conservation, en vue de la rédaction de la Déclaration de Valeur Unique Exceptionnelle (DVUE).
  2. Établir un état des lieux des connaissances, identifier les lacunes et/ou les besoins dans ce domaine, et replacer la Martinique dans son contexte archipélique régional, de façon à faire ressortir son caractère exceptionnel tout autant que les liens qui caractérisent et conditionnent les continuum écologique et volcanique antillais, et plus globalement caribéen.
  1. Discuter de l’opportunité de mettre en place un atelier de coopération régionale dans les domaines de la recherche et de la protection par le biais de plusieurs questions : quel est l’état de la coopération caribéenne dans ces domaines ? Sur quelles bases et selon quelles modalités envisager cette coopération ? Quels critères et valeurs comparer à l’échelle régionale (Caraïbe), puis globale ?

Cet atelier a permis au travers des interventions des spécialistes du volcanisme, de la flore et de la faune de clarifier l’état des connaissances dans ces domaines et ce qui fait figure d’exception par rapport aux autres îles de l’arc antillais. Il nous appartient désormais d’en effectuer une analyse approfondie.